Parc animalier et botanique

Nouveau : la forêt des okapis et les casoars

06 mai 2022

A partir du samedi 7 mai, le parc de Branféré vous propose de venir découvrir un tout nouvel espace : la forêt des okapis !

Depuis 2018, le parc prépare ce projet d’envergure afin de pouvoir accueillir une espèce emblématique de la conservation qui s’inscrit totalement dans les missions de préservation des espèces menacées, de recherche scientifique et de sensibilisation du parc animalier.

L’okapi, un animal mystérieux et fascinant

Découvert en 1901, l’okapi est une espèce endémique des forêts équatoriales Congolaises. Peu connu, il fait partie de la famille des giraffidés. En effet sa morphologie rappelle celle de la girafe tout comme son long cou, ses deux ossicônes sur le haut de la tête et sa longue langue préhensile tandis que les rayures de ses pattes s’apparentent à celles du zèbre. Tout comme pour le zèbre, ses rayures lui assurent un bon camouflage dans la nature.

Classé « En danger » par l’IUCN, on estime qu’il reste environ 10 000 individus à l’état sauvage. Plusieurs menaces pèsent sur cette espèce comme le braconnage, la destruction de son habitat au profit de l’exploitation minière et de la culture sur brûlis mais aussi l’instabilité politique et les conflits armés de son habitat d’origine. L’okapi faisant partie des dernières espèces de mammifères découvertes, leur présence en parc animalier permet de mieux les observer et de mener des projets d’études comportementales notamment dans leurs interactions avec d’autres espèces. Les données collectées permettent ainsi de mieux comprendre leur mode de vie pour les protéger dans leur milieu naturel.

Les okapis à Branféré

Pour pouvoir accueillir les okapis à Branféré, le parc a participé en 2019 à un concours étudiant de nombreux critères sur les conditions d’accueil de cette espèce. Le projet de la forêt des okapis à Branféré a été retenu parmi une vingtaine de candidatures et permet donc au parc de devenir le 5ème parc français à accueillir des okapis. En effet, le parc bénéficiant d’un cadre botanique exceptionnel, nous avons pu proposer un projet au cœur de notre espace forestier, qui s’adaptait parfaitement aux besoins des okapis. Le bâtiment a été pensé pour pouvoir accueillir plusieurs individus et envisager de la reproduction. Ils seront également en cohabitation avec d’autres espèces comme des sitatungas, des céphalophes bleus ou des grues couronnées noires.

Les coordinateurs de l’EEP (Programme d’Elevage Européen) ont donc décidé de placer deux jeunes mâles okapis à Branféré pour commencer. En Avril, nous avons accueilli Guus et Thabo, en provenance de Hollande et d’Allemagne. Après quelques jours d’acclimatation à leur nouveau bâtiment, ils vont désormais découvrir leur nouvel espace à partir du samedi 7 Mai. Etant tous les deux jeunes, la cohabitation se passe bien pour le moment et ils peuvent donc évoluer dans le même enclos pour le moment.

Le retour des casoars à Branféré

L’espace forestier du parc ayant été réaménagé pour la construction du bâtiment okapis, nous en avons profité pour réagencer l’enclos situé en lisière de cet espace dans le but d’y accueillir des casoars. Clin d’œil historique, les fondateurs du parc Paul et Hélène Jourde avaient agencé un enclos pour des casoars exactement au même emplacement. Cette année, les casoars sont donc de retour à Branféré avec une femelle prénommée Moïta et Denver, un jeune mâle. Ils sont d’ores et déjà visible du public dans leur nouvel espace fraichement réaménagé.

Originaire d’Australie, d’Indonésie ou de Nouvelle-Guinée, il s’agit du plus gros oiseau terrestre après l’autruche ! Classé en « préoccupation mineure » sur la liste rouge de l’IUCN, sa population sauvage demeure cependant en déclin. La reproduction du casoar est un challenge que nous espérons pouvoir relever à Branféré dans le cadre de l’EEP (Programme d’Elevage Européen).

 

Crédit Photo : M.Bernard-Chabrier / O.Deffes